Projets

Historique

Mon aventure dans la reproduction a commencée en 2011 avec les portées de IND Linoos X INC Narkis et IND Linoos X INC Sally. Très rapidement, le souhait d'une vision a plus long terme sur mes projets de reproduction m'a donné l'envie de m'associer avec d'autres éleveurs afin d'unir nos moyens.
Le premier partenariat devait naître avec Nanouk et ses Rats des Pâquerettes, à partir d'une lignée de rats anglais Burmese. Le projet se nommait "Darkmuzzles". Malgré un plan bien ficelé et un contact déjà établi avec la raterie Anglaise, le projet ne s'est pas concrétisé. Les aléas de la vie, peut-être tout simplement pas le "bon moment". Autant de raisons qui ne nous ont pas permis d'aller au bout de ce projet. Quoi qu'il en soit, aucun travail n'est vain et les réflexions menées autour de ce projet pourront toujours servir.

En 2012, la deuxième génération de cette famille est née avec la portée de TWR Grub X RDH Pâtàpain. Cette jeune famille a fait le bonheur de ses adoptants et a donné de bons résultats en terme de longévité. Il apparaissait donc intéressant de ne pas s'arrêter là.

En parallèle de cela, j'ai été préoccupée par de nombreux problèmes respiratoires chez les rats vivant chez moi. Toutes les pistes ont été étudiées (environnementale, génétique) et des tests ont fini par révéler la présence d'une bactérie nommée Pantoéa spp. en quantité anormale. Cette bactérie se trouvant au niveau des végétaux, elle avait pu être apportée n'importe comment à la maison.
Comme souvent, elle aurait pu passer inaperçue et n'avoir aucune conséquence mais elle a probablement profité d'une faiblesse immunitaire d'un rat de la troupe (vieillesse, coup de froid, coup de chaud, etc.) pour déclencher les symptômes. A savoir, éternuements, système respiratoire encombré voire détresses respiratoires.
La transmission s'effectuant par contact prolongé, tous les rats vivant à la maison pouvaient être porteurs et donc transmettre la bactérie. La décision la plus raisonnable fut d'effectuer un vide sanitaire afin de stopper la propagation de cette bactérie.
Lors des tests in vitro, elle s'était révélée sensibles à certains antibiotiques. En pratique, la plupart des antibiotiques étaient inefficaces sur mes rats. Avec le recul, l'administration par voie aérienne en nébulisation aurait probablement donné de meilleurs résultats voire permis d'éviter le vide sanitaire. Mais ce mode d'administration était très peu prescrit par les vétérinaires à ce moment là et je n'en avais pas connaissance.

Le partenariat

Un vide sanitaire n'étant évidemment pas compatible avec l'élevage, la raterie a provisoirement suspendu son activité.  Nous trouvions cependant dommage de laisser tomber cette famille qui montrait un bon potentiel. Par chance, Arkane cherchait justement une famille pour continuer la reproduction. Nous nous connaissions déjà depuis quelques années : les objectifs communs, l'entente et la proximité géographique nous ont permis de ne pas hésiter bien longtemps avant d'envisager un partenariat à plus long terme
Plusieurs portées ont été réalisées avec TWR Charbon pour père, rat présentant de nombreuses qualités, de par sa santé, son caractère mais aussi de par ses ascendants, présentant une longévité intéressante. Ces portées ainsi que celles des descendants de Charbon ont bien entendu été réalisées chez Arkane.
Après plus d'un an sans rats et un renouvellement presque intégral de mon matériel, j'ai repris deux rates issues de la portée entre ALC Moka et ARK Kamlimdor : Aella et Antianeira, destinées à être reproduites pour constituer nos deux branches de bases.

Les branches travaillées

Nous travaillons donc en partenariat deux branches. La branche Siamois, issue de la portée entre ARK Aella et IND Groot et la branche Downunder, issue de la portée entre ARK Antianeira et ARK Judas Prost.
En parallèle de ces deux branches issues d'une même famille, Arkane travaille depuis quelques générations une famille de RED, sur lesquelles je pourrais être amenée à avoir des naissances à la maison. L'entrée de ARK Judas Prost dans cette branche RED la rend finalement liée aux deux autres branches travaillées.

Branche Siamois

Comme son nom l'indique, le but de cette branche est de travailler le gène siamois ainsi que ses dérivés, notamment le BES (black eyed siamese).
De part les reproducteurs choisis, il est possible de voir du PED, du RED et des dérivés de mink au sein de nos portées. Toutefois, si vous chercher ces types en particulier, l'attente sera peut-être un peu plus longue dans le sens où notre sélection ne va pas dans le but de les conserver ou de les multiplier.

Branche Downunder

Nous ne faisons toujours pas dans l'originalité pour choisir le nom de nos branches ! C'est donc bien le marquage downunder qui est travaillé sur cette branche de la famille initiale.
Peu répandu voire absent en France, il serait dommage de voir ce gène disparaître faute de reproducteurs "fiables". Nous avons donc choisi d'introduire ce gène peu répandu et méconnu à la fois, afin de le travailler de manière prudente et progressive.

En parallèle de nos projets de reproduction, nous faisons beaucoup de recherches à propos de ce gène apparu en 1998 en Australie, au sein de la raterie "Rodent Ranch Rodentry". Les premiers individus downunder ont été exportés d'Australie en 1999 à destination de la Hollande, puis en 2002 vers les USA.
C'est un gène dominant qui a pourtant mis du temps avant d'arriver en France et qui fut largement décrié par ses éventuels liens avec le Mégacôlon. Le but de nos recherches et de cette branche est donc de connaître et comprendre son comportement en consanguinité et en outcrossing afin de pouvoir le pérenniser puis à terme, le diffuser à partir d'une base la plus saine et prudente possible.

A la suite de nos premières observations et des recherches faites jusqu'à présent, nous avons pu émettre deux hypothèses :

  • 1) Le gène downunder est un gène du même type que d'autres identifiés comme liés à la fois à la pigmentation et au mégacôlon, tels que EdnrB ou Spotting lethal, donc lié aux problèmes de migration des cellules de la crête neurale
  • 2) Le gène downunder induit juste la présence de "panneaux indicateurs moléculaires" sur le ventre du rat ce qui entraîne le placement des mélanocytes sur le ventre

L'hypothèse 2 semble pouvoir être retenue en l'absence de problèmes associés aux individus downunder depuis de nombreuses générations.
Les tares et cas de Mégacôlon recensés sur des individus downunder lors des "débuts" peuvent être simplement liés à la sélection faite lors de la découverte de ce gène, et être liés aux individus et non pas au gène downunder en lui-même (tout comme le rat bleu pouvait être associé à des problèmes de peau lors des premières portées réalisées).

Ces hypothèses et cette conclusion fait suite à des recherches personnelles et ne constitue en aucun cas une affirmation certaine. Nous continuons donc d'évoluer prudemment en ce qui concerne ce gène. Toutefois, afin d'éviter les risques inhérents au fait d'avoir un gène sur une seule et unique famille, nous souhaiterions confier des reproducteurs downunder à des éleveurs sérieux, souhaitant les intégrer à leurs familles afin de pérenniser ce marquage.

Il faut noter que le gène downunder en homozygote entraîne une létalité au stade embryonnaire. L'embryon homozygote downunder sera résorbé au bout de quelques jours dans les trompes. La conséquence est donc une portée plus petite, puisque statistiquement, 25% des embryons étaient homozygotes. Cette résorption n'entraîne à priori aucun risque pour la mère puisqu'elle se produit à un stade très précoce du développement.

Les premières portées de cette génération ont été réalisées en consanguinité, via des croisements oncle-nièce. Nous ne notons à aujourd'hui aucune particularité liée aux individus ''downunder. Leur développement est semblable aux ratons non-downunder de leur fratrie ainsi que leur santé. Des croisements en outcrossing sont prévus et seront observés avant de diffuser des reproducteurs downunder.

TWR Charbon était porteur du gène recessive blazed. Gène qui vient agir comme modificateur du locus hooded et donc augmenter la proportion de blanc sur le rat. Visuellement, il agit de la même manière que le ou les gènes impliqué(s) dans les problèmes de migration des cellules (avec tout de même un peu moins de blanc), à la différence qu'il est récessif et non lié au Mégacôlon.
Il a transmis ce gène à ses descendants, notamment à TWR Enjoy the Ride, qui a été reproduite avec ARK We Butter the Bread with Butter, mâle downunder. C'est avec ce croisement que nous avons obtenu des petits capés downunder et variegated downunder.
Nous pouvons pour l'instant supposer que la coexistance du recessive blazed et du downunder n'entraîne pas de problèmes particuliers chez les individus concernés.

Branche RED

Il s'agit donc de la branche travaillée initialement par Arkane, via le couple initial IND Jolann et MEL Avalon et sur laquelle je serai probablement amenée à avoir des naissances à la maison.
Ce projet est largement expliqué et motivé sur son site, donc je vous invite à vous rendre sur la page suivante : Projet RED.